Nous avons ce temps infini pour aimer
et ce si peu pour trahir
ce peu dont tu dois te contenter
ce rien ou ce tout dont tu me parles Grabuge
ces mots verroterie dont je dois me contenter somme toute,
ces mondes qui dansent autour d'un feu noir de jais
une aile d'espace où la lumière coule toute certitude en larmes
les mots trahissent et foudroient
ils peinent et traquent l'oiseau
entraînent les univers en cortèges d'abîmes
ils chantent têtes nues dans l'échancrure de nos poitrines
ils s'étendent sous la nue au chaud
un manteau d'hiver aux braises inconnues
pluie claire de doigts ouverts
de la chair et de l'âme sur chaque pierre.
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